Café Liegeois

Une séance running
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Un hommage

En aout 1914, les cafetiers parisiens ont rebaptisé le café viennois en café liégeois en hommage à la résistance liégeoise face à l'invasion allemande.

La Grosse Bertha ne se limite pas à une course par an. Elle se prolonge lors de séances de running toute l'année.

Pas de chrono, pas de performance, pas d’exploit. Chaque sortie est dédiée à un soldat et ouvre un espace dans lequel sa mémoire peut revivre, le temps d'une séance de running. A chaque sortie, un hommage!

A suivre sur Intagram

#Cafeliegeois c'est aussi, du 25 juin au 16 aout, un compte à rebours des évènements de l'été 1914

K'ès-ç' qu' i s' a passé li 25 di djun 1914 (25 juin 1914)

A Paris, le cinéma Omnia-Pathé présente le gardien de phare (The Lighthouse Keeper). Un film de Thomas H. Ince avec J. Farrell MacDonald and Mary Pickford

L’archiduc François-Ferdinand, héritier de l'Autriche Hongrie, arrive pour un voyage officiel de 4 jours à l’Hôtel Bosna à Ilidza, station thermale près de Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine.
La Bosnie, composé en grande partie de Serbes, a été annexée par l’Autriche-Hongrie en 1908 ce qui a provoqué la colère de la Serbie. De plus le 28 juin, jour du Vidovdan, est la date la plus symbolique pour les serbes et cette visite est vue comme insulte à la mémoire de la nation serbe.

K'ès-ç' qu' i s' a passé li 26 di djun 1914 (26 juin 1914)

Les écuries de course s'installent à Lyon pour préparer le Grand Prix de France qui aura lieu le 4 juillet. Les équipe Peugeot et Mercedes vont s’affronter.

Départ à 3h du matin du Tour de France 1914 à St Cloud.

K'ès-ç' qu' i s' a passé li 28 di djun 1914 (28 juin 1914)

L’armée US débarque en République dominicaine pour protéger le port de Puerto Plata au plus fort de la guerre civile du pays

Au Vélodrome d'Hiver à Paris, Jack Johnson, premier boxeur noir champion du monde des poids lourds, l'emporte après 20 rounds face à Frank Moran devant plus de 10 000 spectateurs.

K'ès-ç' qu' i s' a passé li 27 di djun 1914 (27 juin 1914)

Les participants du 12° Tour de France se prépare pour le départ du lendemain.

Assassinat de Sarajevo. L’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois, est assassiné à Sarajevo (Bosnie) par Gavrilo Princip, un nationaliste serbe de 19 ans.

K'ès-ç' qu' i s' a passé li 30 di djun 1914 (30 juin 1914)

François Faber en tête lors de la 2° étape du Tour de France, Le Havre Cherbourg. Il mourra dans les tranchées de la guerre. C’est le liégeois Jean Rossius qui gagne l’étape

K'ès-ç' qu' i s' a passé li 29 di djun 1914 (29 juin 1914)

Au matin du 29 juin, des tracts anti-serbes sont distribués dans Sarajevo. La police ferme les yeux pour laisser la foule « exprimer sa colère ». Il y a 2 morts et plus de 1.000 bâtiments détruits ou abimés

C’est la trêve estivale et les plages sont pleines.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’1î d’ djulete 1914 (1er juillet 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’2 d’ djulete 1914 (2 juillet 1914)

M K Gandhi, futur Mahatma, et le Premier ministre sud-africain Jan Smuts signent un accord historique qui met fin à des mois de protestations pacifiques et aboutit à l'abrogation d'une grande partie des lois raciales et discriminatoires visant les Indiens en Afrique du Sud.

La presse française célèbre Suzanne Lenglen, championne du monde de tennis sur terre battue à Saint-Cloud à seulement 15 ans. C'est le départ du mythe de « La Divine ».

Les coureurs du Tour de France s'élancent pour la 3e étape entre Cherbourg et Brest, longue de 405 kilomètres. Sous des trombes d'eau, le Français Émile Engel s'impose au sprint après 14 heures et 42 minutes d'effort intense. Enrôlé dans l’infanterie, il sera tué le 10 septembre 1914.

Finale du tournoi de Wimbledon, l’australien Norman Brookes bat le néo-zélandais Anthony Wilding. Chez les dames, la britannique Dorothea Chambers (née Douglass) a battu sa compatriote Ethel Thomson Larcombe

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’5 d’ djulete 1914 (5 juillet 1914)

En France, la loi, préparée par Joseph Caillaux, instaurant l'impôt sur le revenu des personnes physiques est votée . En Belgique ce sera en 1920.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’3 d’ djulete 1914 (3 juillet 1914)

Les championnats AAA (Amateur Athletic Association) se sont déroulés les 3 et 4 juillet 1914 au stade de Stamford Bridge à Londres, en Angleterre. Willie Applegarth gagne le 100 m en 10 secondes.

Inauguration du Smith Buliding à Seattle, 143 mètres

Grand prix de France: Georges Boillot casse le moteur de sa Peugeot alors qu’il était en tête et Christian Lautenschlager gagne sur Mercedes qui place 3 de ses voitures sur le podium.

Les hostilités seront déclenchées quelques semaines plus tard. Lautenchlager passera la guerre comme conseiller technique dans les usines de Daimler. Boillot s’engagera dans l’aviation et sera abattu en mai 1915 (ci contre la dernière photo de Georges Boillot avant qu'il ne décolle pour son dernier vol)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’4 d’ djulete 1914 (4 juillet 1914)

Le « chèque en blanc » : L’Allemagne accorde son soutien total à l’Autriche-Hongrie, même si une action contre la Serbie devait entraîner des complications avec la Russie

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’7 d’ djulete 1914 (7 juillet 1914)

Une délégation austro-hongroise menée Alexandre von Hoyos, chef de cabinet du Ministre des Affaires étrangères, rencontre les dirigeants allemands dont l’empereur Guillaume II.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’6 d’ djulete 1914 (6 juillet 1914)

Le personnage de Charlot créé en février 1914 par Charlie Chaplin connait succès phénoménal.

L'Autriche Hongrie décide d’agir contre la Serbie. Le Conseil des Ministres austro-hongrois se réunit et décide d'un ultimatum, délibérément inacceptable, adressé à la Serbie : soit elle engage une action militaire, soit elle subit une humiliation.
La remise de l'ultimatum sera postposée afin qu'elle coïncide avec le départ du président français Poincaré et du Premier ministre Viviani de leur visite en Russie, départ prévu le 23 juillet. A l'époque il faut 2 jours pour effectuer ce retour et pendant ces 2 jours, les alliés ne pourront réagir à l'ultimatum.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’9 d’ djulete 1914 (9 juillet 1914)

Freddie Welsh remporte le championnat du monde des poids légers à Londres contre Willie Ritchie en plus de 20 rounds.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’8 d’ djulete 1914 (8 juillet 1914)

Radio Laeken. Les belges se passionnent pour les toutes premières retransmissions radio émises depuis Laeken depuis mars 1914. Toute l’installation sera détruite en aout lors de l’invasion allemande.

Sortie de « Laughing gas » (« Charlot dentiste » en français) ce 9 juillet 1914.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’11 d’ djulete 1914 (11 juillet 1914)

Jour de repos pour le Tour de France

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’10 d’ djulete 1914 (10 juillet 1914)

7° étape du Tour de France, Luchon-Perpignan, gagnée par le français Jean Alavoine. Il terminera 3° au classement général.

La Grande-Bretagne propose une conférence de médiation ; Berlin et Vienne l’ignorent. Mobilisation partielle de quatre districts russes.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’16 d’ djulete 1914 (16 juillet 1914)

L'aviateur américain Walter L. Brock remporte la course aérienne aller-retour Londres-Paris.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’12 d’ djulete 1914 (12 juillet 1914)

Octave Labize gagne la 8° étape du Tour de France, Perpignan Marseille. Il abandonne le Tour lors de l'étape du 14 juillet.
Engagé dans l'aviation lors du conflit, son avion sera abattu le 14 juillet 1917.

L’engrenage des alliances:
Remarque : L’Italie restera neutre puis entrera en guerre au côté de la France en mai 1915.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’13 d’ djulete 1914 (13 juillet 1914)

Départ de l’expédition de sauvetage des survivants du Karluk, un bateau d’exploration polaire partit en juin 1913 et brisé par les glaces. 14 personnes sur 25 seront secourues dont la petit Mugpi âgée de 3 ans.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’14 d’ djulete 1914 (14 juillet 1914)

Le belge Jean Rossius gagne la 9° étape du Tour, Marseille Nice.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’15 d’ djulete 1914 (15 juillet 1914)

Le président français Poincaré arrive en Russie à bord du cuirassé France.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’17 d’ djulete 1914 (17 juillet 1914)

Henri Pelissier (à droite) gagne la 10° étape, Nice Grenoble.

Jour de repos pour le Tour de France.

L’armée allemande informe le ministre des Affaires étrangères Gottlieb von Jagow: « Nous pouvons agir sur simple préavis. Nous, à l’état-major, sommes prêts : il n’y a rien de plus à faire pour le moment. »

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’19 d’ djulete 1914 (19 juillet 1914)

Révolution mexicaine : Le président Victoriano Huerta qui a démissionné le 15 juillet est en fuite avec 2 millions de pesos.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’18 d’ djulete 1914 (18 juillet 1914)

Gustave Garrigou gagne la 11° étape du Tour, Grenoble Genève.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’20 d’ djulete 1914 (20 juillet 1914)

La visite du président Poincaré en Russie se termine.  L'alliance militaire entre la Troisième République française et l'Empire russe a duré de 1892 à 1917

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’21 d’ djulete 1914 (21 juillet 1914)

Ouverture du procès Caillaux : Toute l'attention des Français est détournée de la menace de guerre par un fait divers politique. Henriette Caillaux, l'épouse du ministre des Finances, passe en jugement à Paris pour avoir assassiné le directeur du journal Le Figaro. Ce scandale d'État occulte totalement la gravité de la crise diplomatique dans les médias nationaux

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’22 d’ djulete 1914 (22 juillet 1914)

Dernière fête nationale belge avant 4 ans.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’23 d’ djulete 1914 (23 juillet 1914)

Le luxembourgeois François Faber remporte la 13° étape, Belfort Longwy. Il s’engagera dans la légion étrangère et sera tué en mai 1915.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’25 d’ djulete 1914 (25 juillet 1914)

Un peu moins d’un mois après l’assassinat de Sarajevo du 28 juin 1914, l’ultimatum adressé à la Serbie par l’Autriche-Hongrie enclenche le mécanisme qui va mené à la première guerre mondiale. Il a été rédigé pour apparaître inacceptable et être repoussé avec certitude par le gouvernement de Belgrade. Il est en outre remis pendant le retour de Poincaré de Russie de telle façon que l’ultimatum expire avant que la Russie et la France, les 2 alliés de la Serbie, ne puissent se concerter.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’24 d’ djulete 1914 (24 juillet 1914)

Lors de la 14e et avant dernière étape du Tour de France entre Longwy et Dunkerque, gagnée par François Faber, Philippe Thys, leader du classement général, écope d'une pénalité de trente minutes : il répare sa roue cassée mais oublie de rapporter le moyeu brisé aux commissaires de course comme le stipule le règlement. Thys avait 31 min et 50 sec d’avance sur Pélissier. Avance réduite à 1 min 50 sec avant la dernière étape.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’28 d’ djulete 1914 (28 juillet 1914)

La Serbie répond à l'ultimatum et, à la surprise générale, accède à la quasi-totalité des demandes sauf celles menaçant son indépendance. Elle commence à mobiliser son armée. L'Autriche-Hongrie rompt ses relations diplomatiques avec la Serbie.

Télégramme de déclaration de guerre de l'Autriche-Hongrie à la Serbie

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’26 d’ djulete 1914 (26 juillet 1914)

Le belge Philippe Thys gagne pour la 2ème fois consécutive le Tour de France avec 1 min et et 50 sec d’avance sur Pélissier. Thys sera mobilisé dans l’aviation et survivra à la guerre. Il gagnera une 3° fois le Tour en 1920. Exploit qui ne sera égalé que par Louison Bobet en 1955. Thys a gagné environ 6.800 francs de primes ce qui correspondait 3 ou 4 ans de salaires d’un ouvrier. Ce montant était doublé ou triplé par les contrats publicitaires.

La marine autrichienne bombarde Belgrade dans la nuit du 28 au 29 juillet. C’est la première action militaire de la 1ère guerre mondiale. La Russie mobilise partiellement son armée.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’27 d’ djulete 1914 (27 juillet 1914)

L’engrenage des alliances produit ses effets et les ultimatums se multiplient.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’30 d’ djulete 1914 (30 juillet 1914)

Le chancelier allemand Bethmann Hollweg tente, pour la première fois, de contenir l'Autriche Hongrie. Sans succès.

L’armée belge est mise sur pied de paix renforcé dès le 29 juillet 1914 (le pied de paix renforcé procéde au rappel de 3 classes supplémentaires de miliciens des années 1910,1911 et 1912 de manière à avoir des effectifs analogues à ceux entretenus en permanence aux frontières par les puissances voisines alors que le pied de paix implique que l’armée ne comportait qu’une classe de milice).

Proclamation de l’état de guerre par le kaiser Guillaume II.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’29 d’ djulete 1914 (29 juillet 1914)

Sous le prétexte de ne pas donner d’indice sur sa stratégie à la France, l’Allemagne tente jusqu’au dernier moment de masquer ses plans en refusant de répondre à la demande de garantie de neutralité que la Belgique avait adressé à tous ses voisins. Dans l’ultimatum adressé à la Belgique le 2 aout, l’Allemagne prétextera « l’intention de la France de marcher sur l’Allemagne via la Belgique » pour justifier le passage de ses troupes par la Belgique.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’31 d’ djulete 1914 (31 juillet 1914)

Mobilisation générale en Russie.

Assassinat de Jean Jaurès à Paris par un nationaliste qui considérait Jaurès comme un traître à la patrie et un obstacle à la guerre contre l'Allemagne.

En Belgique la mobilisation générale est décrétée le 31 juillet faisant suite à celles de l’Allemagne et de la Hollande, et 9 classes supplémentaires, de 1901 à 1909, issues du tirage au sort, sont rappelées.

Le général Leman qui commande la forteresse de Liège a ordonné la mise en état de défense. Il ordonne d’établir trois lignes concentriques de tranchées et de redoutes autour de Liège. La plus éloignée mesurait 48 km et occupait les intervalles entre les forts. Jour et nuit, des milliers de soldats et 20.000 travailleurs civils se mirent à creuser des tranchées et des redoutes, déblayer les champs de tir, abattre arbres et maisons. Finalement, le temps manqua et seule la ligne de défense extérieure sera terminée lorsque les Allemands attaqueront Liège.

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ prumî d’ awous 1914  (1er aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ deûs d’ awous 1914  (2 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ troes d’ awous 1914  (3 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ cwate d’ awous 1914  (4 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ cénk d’ awous 1914  (5 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ shî d’ awous 1914  (6 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ sèt d’ awous 1914  (7 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ ût d’ awous 1914  (8 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ nûf d’ awous 1914  (9 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ dîj d’ awous 1914  (10 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ onze d’ awous 1914  (11 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ doze d’ awous 1914  (12 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ treze d’ awous 1914  (13 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ catorze d’ awous 1914  (14 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ quinze d’ awous 1914  (15 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ seiz d’ awous 1914  (16 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ dîj‑sèt d’ awous 1914  (17 aout 1914)

K'ès-ç' qu'i s’a passé l’ vînt d’ awous 1914  (20 aout 1914)

L’Allemagne déclare la guerre à la Russie.

La France décrète la mobilisation générale pour le lendemain.

L’Allemagne envahit le Luxembourg. La Grande-duchesse Marie-Adélaïde a ordonné à sa petite armée de moins de 400 soldats de ne pas résister et, l’après-midi du 2 août, le 1er Ministre Eyschen et elle-même rencontrent le commandant allemand Tessmar, sur le pont Adolphe à Luxembourg-ville. S'ils protestent formellement, ils ne peuvent que subir l’occupation militaire allemande avec fatalisme.

L’Allemagne adresse un ultimatum à La Belgique : Sous prétexte de protéger l’Allemagne d’une attaque française par la Belgique. Celle-ci doit accepter le passage des troupes allemandes ou elle sera envahie. L’ultimatum sera refusé par Albert Ier.

Les échanges économiques entre la Belgique et l’Allemagne s’arrêtent : les livraisons belges d’œufs, de lait, de charbon et de… munitions sont stoppées.

L’Allemagne déclare la guerre à la France.

L’Italie annonce sa décision de rester neutre.

Le général von Emmich chargé de l’invasion de la Belgique envoie un ultimatum à la population belge

Le général Leman sollicite l’autorisation de procéder aux premières destructions d’ouvrages d’art. Le génie fait sauter les tunnels de Hombourg sur la voie ferrée de Verviers à Aix-la-Chapelle et de Nasproué, sur la voie de Liège à Luxembourg, ainsi que ceux de trois-ponts et de Stavelot. Les voies de chemin de fer sont coupées et des déraillements volontaires de locomotives sont provoqués dans les tunnels de Coo, de Roanne, de Remouchamps, de Verviers est et de la Sauvenière à Spa. En même temps, les ponts sur la Meuse entre Liège et la frontière hollandaise, à Visé et à Argenteau, sont détruits. Dans la nuit du 3 au 4 août, l’ordre est transmis de faire sauter tous les ouvrages d’art des chemins de fer de la province de Luxembourg ainsi que les ponts d’Engis, d’Ombret et d’Hermalle-sous-Huy. Les ponts de Liège sont dynamités.

Le trafic régulier intérieur belge est progressivement interrompu. Un premier train quitte Bruxelles-Nord pour Liège dans le but d’aller chercher les blessés. Il est rempli… d’Allemands, chassés de Bruxelles et renvoyés chez eux.

Les troupes allemandes envahissent la Belgique, à 8h02 exactement, à Gemmenich.

Envoyé en reconnaissance, le cavalier Fonck découvre un groupe de cavaliers allemands. Son cheval est abattu et il se réfugie dans une ferme près de Thimister où il est encerclé. Il tente de fuir mais un coup de feu l’étend dans un fossé. C’est le premier Belge tué de la grande guerre.

Antoine Adolphe Fonck est né à Verviers le 10 janvier 1893. Il est devenu orphelin très jeune et a été élevé par sa grand-mère. Après avoir terminé ses études, il a trouvé un emploi de commerçant au Grand Bazar de Liège. En 1911, il s'est engagé pour trois ans comme cavalier au sein du 2e régiment de lanciers. Il a quitté l'armée en mai 1914 et a été rappelé lors de la mobilisation.

A la suite de l'invasion de la Belgique, le Royaume-Uni déclare la guerre à l’Allemagne le soir du 4 aout.

Dès l’aube, les canons allemands commencent à bombarder les forts de Liège mais sans grands dommages. En revanche, les batteries allemandes subissent des dégâts à Argenteau, Dalhem, Micheroux et ailleurs.

Vers 10h, le premier assaut est déclenché contre le fort de Barchon. C'est un échec et les assaillants décrochent vers 11h après avoir essuyé de nombreuse pertes.

Un parlementaire allemand présente un ultimatum de reddition et promet, en cas de refus, que Liège sera bombardée par des zeppelins. Un échange de télégrammes a lieu entre Liège et Bruxelles et la réponse est la suivante : « relations diplomatiques rompues. Continuez opérations ».

Pendant ce temps, à proximité du gué de Lixhe où étaient passées les avant-gardes de cavalerie, les Allemands construisent un pont. Un observateur renseigne le fort de Pontisse qui, par trois fois, détruira l’ouvrage.

Dans la nuit du 5 au 6 août, un Zeppelin Z VI « Koln » quitte son hangar vers 23h pour aller bombarder Liège avec plus de 500 kg d'obus. Il a pour mission de bombarder la Chatreuse et la citadelle. Il survole Liège vers 2 h 30 du matin. Le vent et la mauvaise visibilité ne lui permettront pas d’atteindre les objectifs prévus. Il jette alors 6 obus sur la ville, presqu’au hasard, qui tuent 9 civils puis il fait demi-tour. Il repasse la frontière allemande vers 3h du matin sans encombre. C'est le premier bombardement aérien stratégique de l’histoire de la guerre.

L’Autriche Hongrie déclare la guerre à la Russie

Assaut généralisé dans le courant de la nuit du 5 au 6 aout 1914.
La carte montre les positions le 6 aout à 2h du matin.
Les Allemands sont représentés en vert : De haut en bas de la carte, le secteur de Rhees, Rabosée, Retinne, Romsée et enfin Sart Tilman.

A Liège, il fait très chaud et un orage se déclenche en fin de soirée qui détrempe tout.

Le secteur de Rabosée:
Les Belges ont construit un point de résistance à Rabosée, au carrefour des « Quatre-Bras ». 450 soldats belges attendent en silence dans les tranchées tapissées de foin. A minuit, 5.000 Allemands attaquent en colonne par quatre. Le combat dure jusqu'à 7h lorsque les Allemands sonne la retraite. C’est l’échec total dans ce secteur. On dénombre 133 tués parmi les défenseurs et un millier chez les agresseurs.

Le secteur de Rhees:
Vers 1h du matin, les grenadiers allemands envahissent le cimetière de Rhées, que les fantassins belges avaient transformé en redoute. Un combat de corps à corps s’engage. Une heure plus tard, les Allemands règnent en maître sur la plaine et se regroupent puis marchent sur Herstal. 400 fantassins belges les attendent sur La grand’route de Vivegnis/Herstal. Le tir est déclenché dès que les Allemands apparaissent. Ils refluent dans la panique et le premier drapeau allemand est capturé.

Attaque du QG du général Leman:
Dans le même secteur, une petite troupe allemande s'est égarée dans Liège et se retrouve rue Sainte-Foi où se trouve le QG du général Leman. Les soldats présents au QG de Leman réagissent et mettent les Allemands en fuite. Le commandant Charles Marchand est tué lors de l’escarmouche (on donnera plus tard son nom à la rue St-Foi qui deviendra rue du commandant Marchand). Pendant ce temps, le général Leman s’est échappé par l’arrière du bâtiment et s’est rendu au fort de Loncin.

Le secteur de Retinne (intervalle entre Evegnée et Fléron):
Les Allemands lancent leur attaque vers 1h30. Après plus de 6h de combats intenses, les Belges se replient. C'est le seul secteur où les Allemands réussissent à percer la ligne de défense des forts de Liège. En traversant Retinne, les Allemands brulent 18 maisons et tuent 40 civils. Ce ne sont les seuls exactions auxquelles les Allemands se sont livrés sur les civils.

Le secteur de Romsée:
Vers 1h du matin, les premières vagues allemandes se heurtent à la compagnie du capitaine Duchesne, 160 hommes venus du fort de Loncin. Le capitaine Duchesne sera tué au premier assaut d’une balle en plein cœur, il est le 2° officier belge tué lors de cette guerre. Les Allemands feront 3 tentatives et seront repoussés. Ils tentent alors l’assaut sur un autre chemin (actuelle rue colonel Piron) mais une barricade tenue par 10 soldats sans officier ni sous-officier va résister à une brigade allemande entière. On les appellera les Thermopyles liégeois. A 9h, les clairons allemands sonnent la retraite. L'attaque allemande est un échec dans ce secteur et, une fois de plus, de nombreux civils seront abattus dans les villages traversés.

Le secteur du Sart Tilman:
Les combats font rage dans la clairière du Sart-Tilman pendant toute la nuit. Le fort de Boncelles est bombardé et, par trois fois, repoussent les vagues d’assaut allemandes. A 6h30, les Belges arrivent à stabiliser la situation dans la clairière du Sart-Tilman. Vers 9h les Allemands se retirent. L’armée belge a perdu 428 hommes mais reste maître du terrain.

Le monument du Sart Tilman a été élevé sur la fosse commune où sont enterrés les soldats belges.

Situation à la fin de la journée:
Au soir du 6 aout une seule brigade allemande a réussi une percée, à Retinne, et elle se retrouve à l’intérieur de la ceinture des forts. L'offensive est un échec.

Malgré cet échec, le général Leman ordonne la retraite vers Waremme. Il ne dispose d’aucune réserve et les soldats belges sont épuisés. Les forts seront désormais livrés à eux-mêmes et serviront de forts d’arrêt. Leman décide de rester au fort de Loncin et de partager le sort des défenseurs. Cette décision aura pour effet de galvaniser les défenseurs des forts.

Le matin du 7 aout, 5.000 Allemands prennent possession de la ville mais les forts résistent et barrent toujours les routes et les voies ferrées. Le QG allemand décide d’amener une armée de siège forte de 120.000 hommes, en plus des brigades déjà présentes à Liège. Les Allemands vont aussi acheminer de l’artillerie de très gros calibre.

Le même jour, le gouvernement français décerne le cordon de Grand-croix de la Légion d’Honneur à la ville de Liège.

Les Allemands concentrent le tir des mortiers de 210 sur le fort de Barchon, dont la plupart des coupoles sont rapidement mises hors service. A 15h, les gaz de plus en plus denses se répandent dans le fort. Le commandant décide de réunir le conseil de défense du fort. Quatre membres sur cinq votent pour la reddition. A 16h, le drapeau blanc est hissé et le bombardement s’arrête. C'est la première brèche dans la ceinture des forts.

Photos prises par un villageois de Soumagne : un obus tiré par le fort de Fléron touche une unité allemande, les villageois doivent évacuer les cadavres.

La résistance des forts est une surprise et l’artillerie allemande est insuffisante pour les détruire rapidement. Il faut attendre les obusiers de 420 (la Grosse Bertha), qui doivent encore être acheminés, pour que cela change.

Evegnée: Un parlementaire allemand se présente à l’entrée du fort peu après 9h pour demander la capitulation du fort.
Pontisse: Dans la matinée, l’artillerie allemande pilonne le fort de plusieurs côtés et des mitrailleurs allemands s’installent près du fort et déclenchent leur tir.
Loncin: Les canons du fort commencent à tirer dès 9h du matin sur une colonne allemande aperçue sur la côte d’Ans. Dans le courant de la soirée, un avion allemand est détruit sur le champ d’aviation d’Ans par les tirs de Loncin et Lantin. Il détruise notamment un Taube qui y a atterri.

Tous les forts, sauf Barchon, sont encore aux mains des Belges et aussi longtemps qu’ils ne seront pas tombés, l’armée allemande est bloquée. Mais l’armée de siège promise le 7 aout, se met enfin en marche vers Liège : 120.000 hommes, 42.000 chevaux et 500 pièces d’artillerie.

Un train de 120 essieux porteur de 2 mortiers de 420 (les Grosse Bertha) part de Essen et arrive en gare de Herbesthal à 23h. Le tunnel a été obstrué par plusieurs locomotives. Il faut décharger et emprunter la route.

Chute du fort d'Evegnée:
Dès le matin, le fort est pilonné sans pouvoir répondre car plusieurs coupoles ont été mises hors d’état. A midi, le fort n’a plus qu’une pièce utilisable pour les tirs à longue portée. A 19h, les observateurs doivent abandonner le clocher de Tignée. L’obusier de 210 cale définitivement. Seul subsiste un canon de 150. Les gaz envahissent les couloirs du fort et on suffoque de plus en plus. Les soldats commencent à s’évanouir. Devant cette situation désespérée, les officiers décident de rendre le fort pour éviter de faire périr la garnison de 380 hommes. A 16h, le drapeau blanc est hissé.

Fort d’Embourg: Dès le matin, le fort d’Embourg subit un tir de destruction à raison de plusieurs coups à la minute. Dans la soirée, toute l’artillerie de l’ouvrage est détruite.
Fort de Chaudfontaine: De gros obusiers installés à Fraipont et à Trooz bombardent le fort.
Fort de Fléron: Toute la nuit, un ouragan d’acier s’abat sur le fort. Les Allemands réussissent à cerner le fort à quatre cents mètres du front de gorge. Ils peuvent alors installer des lance-mines (minenwerfer) qui peuvent lancer des mines de 100 kilos.

Fort de Loncin: L’artillerie du fort de Loncin tire 14 obus sur le clocher de l’église d’Ans où des observateurs allemands s’étaient installés.

Fort de Pontisse: Les Grosse Bertha sont acheminés jusqu’au village de Mortier, à cinq kilomètres du fort de Barchon et vers 18 heures, ils envoient 8 obus sur le fort de Pontisse. Construits en béton non armé, les forts de Liège sont incapables de résister à des obus de 420 qui pèsent plus de 900 kg mais, jusque-là, le réglage des tirs est encore imprécis et ils font peu de dégâts.

Sur ordre du général Von Emmich, les horloges de Liège sont réglées à l’heure allemande (1h de plus)

Fort de Chaudfontaine: A 10h30, un obus de 280 met le feu à une partie des munitions. L’incendie qui en résulte transforme le centre du fort en brasier. Les obus entreposés dans les couloirs sautent les uns après les autres et les explosions se succèdent pendant une demi-heure. Sur les 300 membres de la garnison du fort, 60 sont morts et plus de 100 gravement blessés.

Fort de Pontisse: A 9h, un obus de 420 s’abat sur le fort. Les artilleurs sont suffoqués par les gaz et ne peuvent plus répliquer. A midi, le commandant décide de hisser le drapeau blanc. En 2 jours, le fort a encaissé 43 obus de 420.

Fort d’Embourg: A 9h, des parlementaires allemands demandent la reddition du fort refusée par le commandant. Le bombardement s'intensifie et, en fin d'après-midi, les Allemands se rendent compte que l’artillerie du fort est hors d’usage. Ils décident de prendre l’ouvrage d’assaut. A 19h15, lorsque l’infanterie allemande se met en marche, le fort hisse le drapeau blanc car la galerie centrale du fort menaçait en effet de s’effondrer.

Les Allemands décident de déplacer les Grosse Bertha pour en finir avec les autres forts. Les deux mortiers de 420 quittent le village de Mortier pour s’installer sur le champ de manœuvre de Bressoux (l’actuel site de Droixhe)

Fort de Loncin: Les villages de Loncin et d’Alleur sont envahis par les Allemands. Vers la fin de l’après-midi, Les derniers observateurs du fort de Loncin doivent se replier à l’intérieur du fort et annoncent au général Leman que le fort est encerclé. Vers 16h, le bombardement intensif du fort commence.

Fort de Fléron: Un peu après l’aube, le fort est atteint par un obus de 380, tiré du plateau de Belle-Flamme. Le commandant du fort réunit les principaux gradés et tous estiment qu’il serait inutile de prolonger la résistance. A 10h15, après les ultimes destructions, le clairon sonne la reddition.
Fort de Liers: Les 400 hommes de la garnison risquent d’être asphyxiés par les gaz et le fort ne dispose plus ni d’électricité ni d’eau. Le conseil de défense se résout à la reddition.

Fort de Boncelles: Le matin, un éboulement tue un sous-officier et blesse une quinzaine de soldats. Les coupoles sont disloquées et le courant électrique coupé. L’air devient irrespirable dans les galeries. Le fort ne peut plus riposter. Les officiers décident par conséquent de capituler à 7h30 du matin

Fort de Lantin: Après avoir détruit tout ce qui pouvait l’être, la garnison, au bord de l’asphyxie, capitule à 12h30.

Fort de Loncin: A 14h15, les Grosse Bertha commencent à bombarder le fort au départ de la plaine de manœuvres de Bressoux (à 9 km du fort). Depuis que Lantin est tombé, tous les canons se concentrent sur Loncin et les obus de 420 s’ajoutent aux obus de tous calibres qui ne cessent de s’abattre sur le fort.

A 17h10, un obus de 420 perce le plafond de la poudrière, où sont entreposées 12 tonnes de poudres, et fait exploser le fort. Les coupoles de 40 tonnes sont renversées et les voûtes s’effondrent. L’onde de choc et le feu balaie tout sur son passage. La galerie centrale se fend en deux et retombe sur les soldats qui attendent l’assaut. Les défenseurs sont écrasés, brulés, asphyxiés, choqués. Très vite les Allemands investissent le fort et évacuent les survivants vers les hôpitaux de Liège et de la région.

Le général Leman est capturé lors de la chute de Loncin et emmené en captivité. A partir de ce moment, sa notoriété atteindra des sommets. Après la guerre, les foules se déplacent pour lui telle une rock star avant la lettre. on lui dédie des poèmes, des musiques, des livres, des rues, des places et même, au Canada, une montagne qui culmine à 2.724 m avec le lac à ses pieds : The Mount Leman and the Leman Lake.

Peu après l’explosion du fort de Loncin, des parlementaires allemands se présentent aux forts de Hollogne et de Flémalle. Les deux derniers forts n’ont d’autre choix que de capituler, respectivement, à 8h30 et 9h30.

La bataille de Liège est terminée et la voie est libre. L’armée allemande peut continuer son avancée à travers la Belgique. Les soldats allemands vont déferler jour et nuit sur la route de Bruxelles passant à quelques mètres des ruines du fort de Loncin où sont toujours ensevelis une partie de la garnison.

Le président français Poincaré déclarera : « Le retard que la résistance de Liège a imposé aux Allemands nous a permis d’achever entièrement notre concentration, de faire venir dans le Nord les troupes d’Algérie et même d’être sur le point d’y recevoir une partie des troupes du Maroc. En même temps, ce délai a laissé aux anglais la possibilité de se concentrer ».

Le café liégeois: Ce n'est pas une spécialité de la ville de Liège mais bien un hommage à la résistance liégeoise en 1914. Les cafetiers parisiens renomment le café viennois, que les parisiens refusent de consommer, en café liégeois. Il en sera de même pour la station de métro Liège.

L’occupation allemande débute. Elle apporte son lot de drame pour la population. Les Allemands imposeront la carte d’identité aux belges pour la première fois. Ils saccagent l'Université transformée en hôpital. L'opéra est transformé en écurie et dortoir, les écoles en caserne, les hôtels réquisitionnés.

Les évènements de Liège du 19 au 22 août 1914

Ces fusillades démarrent toutes sous le même prétexte : des francs-tireurs cachés dans des maisons, prendraient les troupes allemandes pour cible. Il s’agirait dès lors d’actes hostiles contre lesquels elles sont obligées de se défendre. La réalité est plus simple: les soldats alcoolisés et armés se mettent à tirer sous des "prétextes de poivrot" et d'autres ripostent. 

Nuit du 19 au 20 août 1914 – quai des Ardennes

Les soldats allemands tirent sur les maisons du quai. Pas de victimes, mais les soldats s’adonnent au pillage et incendient 6 maisons. Le travail des pompiers est également entravé par les soldats.

Nuit du 20 au 21 août 1914 – place de l’Université et place Cockerill
Les soldats logés à l’Emulation incendient 20 maisons et tuent 18 personnes

Nuit du 20 au 21 août 1914 – quai des Pêcheurs et rue de Pitteurs
4 tués et 27 maisons incendiées.

Après-midi du 21 août 1914, vers 15h – boulevard Piercot et environs
Pillages pendant plusieurs jours et début d’incendie d’un bâtiment faisant le coin avec la rue de l’Evêché.
Après-midi du 21 août, entre 17 et 18h – Cointe
1 tué près de l’école communale.
Nuit du 21 au 22 août 1914 – Robermont
6 tués et 20 maisons incendiées.

Pourquoi la place de l'université s'appelle la place du 20 aout

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